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Les exorphines : liens civilisation alimentation

 
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PHÉNIX


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MessagePosté le: Lun 28 Nov - 18:33 (2011)    Sujet du message: Les exorphines : liens civilisation alimentation Répondre en citant

Le titre est un commentaire de Mahamudra dans un article très intéressant de son blog et j'ai eu la curiosité de parcourir le lien qu'elle donnait. Comme il m'a bien plu, j'ai demandé à Chantalouette et Caralméra si elles voulaient bien m'aider à sa traduction. La deuxième partie sera postée demain et j'y ferai quelques commentaires.Les origines de l'agriculture : perspective biologique et nouvelle hypothèsePar Greg Wadley et Angus MartinPublié dans Australian Biologist, Juin 1993
IntroductionQuelles caractéristiques pour définir l'espèce humaine figureraient en tête de liste ? Alors que la vision de nous-mêmes ne pourrait éviter une mise en valeur de nos talents en ingénierie, art, médecine, voyages dans l'espace et choses similaires, une évaluation objective de l'agriculture battrait probablement au poteau tous les autres concurrents. La plupart des autres réalisations de l'humanité en dérivent. Presque sans exception, tous les terriens d'aujourd'hui sont sustentés par l'agriculture. Avec un nombre minuscule d'exceptions, aucune autre espèce ne cultive. Toutes les terres arables sur terre sont cultivées. L'agriculture n'a pourtant démarré qu'il y a quelques milliers d'années, longtemps après l'apparition des hommes d'anatomie actuelle.
Étant donnés le rythme et l'envergure de cette révolution dans la biologie humaine, il est tout à fait extraordinaire qu'il n'y ait généralement aucun modèle accepté justifiant l'origine de l'agriculture. En effet, un faisceau croissant d'arguments de ces dernières années suggère que l'agriculture, loin d'être une démarche naturelle et évolutive, a conduit en fait généralement à une moindre qualité de vie. Les chasseurs-cueilleurs font typiquement moins de travail pour une même quantité de nourriture, sont en meilleure santé et moins sujet à la famine que les agriculteurs primitifs. Une appréciation biologique de ce qu'on a appelé le mystère de l'agriculture pourrait l'exprimer en termes simples d'éthologie : pourquoi ce comportement (l'agriculture) s'est-il renforcé (et donc spécialisé) s'il n'offrait pas de récompenses surpassant celles revenant aux chasseurs-cueilleurs ou à une économie de quête de nourriture ?
Ce paradoxe est responsable d'une profusion de modèles pour l'origine de l'agriculture. ''Quelques thèmes de la préhistoire'', a noté Hayden (1990) ''ont engendré tant de discussions et donné si peu de réponses satisfaisantes pour expliquer pourquoi les chasseurs-cueilleurs ont commencé à cultiver des plantes et élever des animaux. Le changement climatique, la contrainte de la population, le sédentarisme, la réduction des ressources venant de la désertification, les hormones féminines, la possession de terres, les génies, les rituels, les conflits programmés, les coups de pied génétiques aléatoires, la sélection naturelle, l'adaptation à large spectre et tout un tas d'explications refuges des multiples causes ont été proférées pour expliquer la domestication. Elles ont toutes des défauts majeurs...les données ne s'accordent pas bien à tous ces modèles.''
Les découvertes récentes de substances potentiellement psychoactives dans certains produits de l'agriculture – céréales et lait – suggèrent une autre perspective pour l'adoption de l'agriculture et les changements de comportement ('la civilisation') qui ont suivi. Dans cet article nous reverrons la mise en évidence des propriétés de ces aliments, et ensuite nous montrerons comment elles peuvent aider à résoudre le mystère biologique qui vient d'être décrit. 
Émergence de l'agriculture et civilisation néolithique
La transition vers l'agricultureIl y a environ 10.000 ans, des groupes de gens commencèrent dans plusieurs parties du monde à abandonner un mode de vie en quête de nourriture qui était efficace, universel et largement inchangé depuis des millénaires. Ils commencèrent à se rassembler, puis à cultiver, en s'installant alentour, des secteurs d'herbes céréalières et à domestiquer des animaux pour la viande, le labour, la peau et autres matériaux, et le lait.La culture, basée surtout sur le blé et l'avoine, apparut d'abord au Moyen-Orient, et se répandit rapidement en Asie occidentale, en Égypte et en Europe. Les premières civilisations avaient toutes en commun la culture des céréales. La culture des arbres fruitiers commença 3000 ans plus tard, à nouveau au Moyen-Orient et les légumes et autres céréales suivirent. La culture du riz commença en Asie il y a environ 7000 ans.
À ce jour, pour la plupart des gens, les deux tiers des protéines et calories proviennent des dérivés de céréales. (à l'ouest, au 20ème siècle, la consommation de céréales a décru lentement au profit de la viande, du sucre, des graisses etc.) La contribution respective de chaque céréale pour la production mondiale actuelle est : blé (28%), maïs (27%), riz (25%), avoine (10%), autres (10%).
Changement de régime alimentaire dû à l'agriculture
Le régime alimentaire de l'homme actuel est très différent de celui des primates qui lui sont proches et, presque certainement des premiers hominidés. Bien qu'il y ait une controverse sur ce que les humains mangeaient avant le développement de l'agriculture, le régime n'incluait certainement pas en grande quantité les céréales et le lait. Les lieux de stockage et les outils nécessaires à une consommation significative de céréales n'apparurent pas avant le néolithique. Les produits laitiers n'étaient pas disponibles en quantité avant la domestication des animaux.Le régime des premiers hominidés (il y a environ 4 millions d'années), évoluant comme il le fit depuis les ancêtres primates, consistait d'abord en fruits, noix et autres matières végétales, et en viandes – produits qui pouvaient être trouvés et consommés avec peu ou pas de transformation. La comparaison de l'anatomie des primates et des hominidés fossiles, et des types et distribution des plantes mangées crues par les chimpanzés modernes, les babouins et les humains, ainsi que des analyses au microscope de l'usure de dents fossiles suggèrent que les australopithèques étaient principalement frugivores-omnivores avec un mode alimentaire semblable à celui des chimpanzés modernes.
Le régime des humains pré-agricoles mais modernes sur le plan anatomique (depuis 30.000 ans) s'est diversifié quelque peu, mais a toujours consisté en viande, fruits, noix, légumes, racines comestibles et tubercules, avec une consommation de graines de céréales n'augmentant seulement que vers la fin du pléistocène.
L'éveil de la civilisation
En quelques milliers d'années d'adoption de la culture des céréales, l'ancien style d'organisation sociale chasseurs-cueilleurs commença à décliner. De grandes sociétés hiérarchiquement organisées firent leur apparition, centrées autour de villages et ensuite de petites bourgades. Avec l'éveil et l'installation de la civilisation vinrent des classes socio-économiques, des tâches spécialisées, des gouvernements et des armées.La taille des civilisations vivant en tant qu'unités coordonnées s'éleva dramatiquement au-dessus des normes existant avant l'agriculture. Alors que les chasseurs-cueilleurs vivaient sur un pied d'égalité en bandes d'environ 20 personnes très proches, avec tout au plus un niveau tribal d'organisation qui les chapeautaient, les premiers villages agricoles comptaient entre 50 et 200 habitants, et les premières cités 10.000 ou plus. Les gens devaient apprendre à discipliner les forces profondément enracinées qui engendraient conflits et violence dans les grands groupes.
L'agriculture et la civilisation signaient l'abandon de la quête pour la nourriture – une méthode de subsistance avec des buts et récompenses à court terme – et le début (pour la plupart) d'un travail régulier ardu, orienté sur des paiement futurs et les exigences de supérieurs. Avec l'arrivée de grandes communautés, les familles ne cultivèrent plus seules la terre pour elles-mêmes et leurs besoins immédiats, mais pour des étrangers et ce à longue échéance. Elles travaillaient toute la journée au lieu de quelques heures par jour, comme le faisaient les chasseurs-cueilleurs. Il y avait des programmes, des quotas, des responsables et des punitions pour manquement.

Expliquer les origines de l'agriculture et de la civilisation
Le phénomène 'agriculture humaine et civilisation' est intéressant sur le plan éthologique, parce que pratiquement aucune autre espèce ne vit de cette façon, et que les humains ne vivent comme cela que depuis peu. Pourquoi cette façon de vivre fut-elle adoptée et pourquoi est-elle devenue dominante dans l'espèce humaine ?
Problèmes expliquant l'agriculture

Jusqu'à de récentes décennies, la transition vers la culture était considérée comme progressive en soi : les gens apprenaient que planter des graines donnait des céréales à cultiver, et cette nouvelle source de nourriture en développement a conduit à de plus grandes populations, des fermes sédentaires et une vie citadine, plus de temps de loisir et donc leur spécialisation, écriture, avances technologiques et civilisation. Il est aujourd'hui clair que l'agriculture fut adoptée malgré certains désavantages de ce style de vie. Il existe une littérature substantielle, non seulement sur la manière dont l'agriculture débuta, mais pour quelle raison. Des études comparatives de médecine paléontologique montrent que la santé des populations qui avaient adopté la culture des céréales s'est détériorée, ne revenant à des niveaux pré-agricoles que dans les temps modernes. C'est en partie attribuable à la propagation d'infections dans les villes peuplées, mais aussi largement dû au déclin de la qualité alimentaire qui a accompagné la culture intensive des céréales. Il y a des gens dans maintes parties du monde qui sont restés chasseurs-cueilleurs jusqu'à récemment ; bien qu'ils soient tout à fait conscients de l'existence et des méthodes d'agriculture, ils ont refusé de l'entreprendre. Cohen résume le problème en demandant : ''Si l'agriculture ne fournit ni un meilleur régime, ni une plus grande fiabilité alimentaire, ni un meilleur confort, pourquoi quelqu'un deviendrait-il agriculteur ?''
On a proposé de nombreuses explications, souvent centrées autour d'un facteur particulier qui a forcé à adopter l'agriculture, comme une pression de l'environnement ou de la population. Chaque modèle a été largement critiqué et il n'y a en général aujourd'hui aucune explication de l'origine de l'agriculture.


Problèmes expliquant la civilisation
Un problème similaire se pose avec l'apparition post-agricole, partout dans le monde, de villes et états, et à nouveau existe une vaste littérature qui se consacre à l'expliquer. Les changements de comportement majeurs dans le but d'adopter un style de vie civilisé demandent explication. Bledsoe a résumé cette situation ainsi :
''Il n'y a jamais eu et il n'y a pas actuellement d'accord sur la nature et la signification de l'éveil de la civilisation. Les questions posées par le problème sont simples et pourtant fondamentales. Comment se produit une civilisation ? Quelle force a incité l'homme àrenoncer à l'indépendance, aux relations intimes et à l'invariabilité d'une existence tribale pour une complexité politique plus grande et plus impersonnelle que nous appelons l'état ? Quelles forces ont fusionné pour démarrer une mutation qui est lentement passée desociétés nomades à des cités peuplées de mélanges ethniques, à des sociétés stratifiées, aux économies diverses et aux formes culturelles uniques ? La venue de la civilisation fut-elle le résultat inévitable d'une évolution sociale et de lois naturelles de progrès ou l'homme fut-il le concepteur de sa propre destinée ? Les innovations technologiques ont-elles été la force de motivation ou cela fut-il quelque facteur intangible comme la religion ou un avancement intellectuel ?''
Pour une bonne approximation, on peut dire que chaque civilisation qui parvenait à l'existence possédait des cultures de céréales comme subsistance de base et partout où les céréales furent cultivées la civilisation apparut. Des hypothèses ont fait le lien entre les deux. Par exemple la théorie hydraulique de Wittfogel postulait que l'irrigation était nécessaire à l'agriculture et l'état devenait à son tour nécessaire pour organiser l'irrigation. Mais toutes les civilisations n'utilisèrent pas l'irrigation, et d'autres facteurs potentiels (par exemple l'emplacement des vallées de rivière, la guerre, le commerce, la technologie, la religion et la pression écologique et de population) n'ont pas conduit à un modèle universellement accepté. 

Propriétés pharmacologiques des céréales et du lait
De récentes recherches en pharmacologie alimentaire donnent une nouvelle perspective à ces questions.


Les exorphines: des substances opioïdes (qui ressemblent aux dérivés des opiacés, NdT) dans les aliments


Motivés par un lien possible entre régime alimentaire et maladie mentale, plusieurs chercheurs de la fin des années 70 ont commencé à faire des recherches sur la récurrence de substances semblables-aux-drogues dans les aliments d’usage courant.
Dohan a trouvé que les symptômes de la schizophrénie étaient atténués quelque peu quand les patients recevaient un régime sans céréales et sans lait. Il a aussi découvert que les personnes ayant la maladie coeliaque---celles qui ne peuvent manger le gluten du blé à cause d’une perméabilité intestinale plus élevée que la normale, avaient statistiquement des risques plus importants de souffrir de schizophrénie. Des recherches dans des communautés du Pacifique ont montré que la schizophrénie devenait prévalente dans ces populations seulement après qu’elles soient devenues partiellement occidentalisées en consommant du froment, de la bière d’orge et du riz.
Des groupes conduits par Zioudrou et Brantl ont trouvé une activité opioïde dans le froment, le maïs et l’orge (exorphines) et dans le lait de vache et de femme (casomorphine) ainsi qu’une activité stimulante de ces protéines, l’avoine, le seigle et le soja. L’exorphine des céréales est bien plus puissante que la casomorphine du lait de vaches qui à son tour est plus puissante que la casomorphine des humains. Mycroft a trouvé un analogue de MIF-1 , un peptide dopaminergique naturel présent dans le froment et le lait. Il n’est présent dans aucune autre protéine exogène. (Pour la suite, nous utilisons le terme exorphine pour désigner les exorphines, la casomorphine et l’analogue de MIF-1. Bien que les substances opioïdes et dopaminergiques fonctionnent de manière différente, elles sont toutes deux « gratifiantes » et donc plus ou moins équivalentes à notre objet)
Depuis, les chercheurs ont mesuré le potentiel des exorphines, démontrant qu’elles sont comparables à la morphine et à l’enképhaline, déterminé leurs séquences amino-acides et montré qu’elles sont absorbées à partir de l’intestin et peuvent produire des effets tels que l’analgésie et la réduction de l’anxiété qui sont habituellement associées aux dérivés opioïdes du pavot. Mycroft a estimé que 150 mg d’un analogue du MIF-1 pourrait être produit par une consommation journalière habituelle de céréales et de lait, notant que de telles quantités sont actives par absorption orale, et que la moitié de cette quantité a induit des modifications de l’humeur chez des sujets déprimés.
La plupart des drogues addictives communes sont soit des opioïdes (exemple héroïne et morphine) ou des dopaminergiques (exemple cocaïne et amphétamine) et agissent en activant les centres de ''récompense'' (ou du plaisir) du cerveau. Ainsi pouvons nous demander, ces découvertes signifient-elles que les céréales et le lait nous récompensent chimiquement ? Les humains sont-ils d’une certaine manière dépendants de ces aliments ?


Difficultés pour interpréter ces découvertes.


Le débat du possible effet des exorphines sur le comportement, en quantité consommée normale reste prudent. Les interprétations de leur signification ont été de deux types :
dans l'optique d'un effet pathologique (proposé généralement par les recherches sur les céréales, et en relation avec les découvertes de Dohan) et dans l'optique d'une fonction naturelle (par les recherches faites sur le lait, qui suggèrent que la casomorphine peut aider le lien mère-enfant ou bien réguler le développement du petit enfant).
Nous pensons qu’il ne peut exister de fonction naturelle pour une ingestion d’exorphines par des humains adultes. C’est peut être que le désir de trouver une fonction naturelle a perturbé l’interprétation ( comme d’attirer l’attention sur le lait, où une fonction naturelle est plus plausible). Il est peu probable que les humains soient adaptés à la prise d’une grande quantité d'exorphine par les céréales, parce que la prédominance actuelle des céréales dans le régime est simplement trop récente. Si l’exorphine est trouvée dans le lait de vache, elle a peut être une fonction naturelle pour les vaches; de même que l’exorphine dans le lait de femme a peut être une fonction pour les nourrissons. Mais qu’il en soit ainsi ou pas, les adultes humains ne boivent normalement aucun lait quel qu'il soit (ils sont en principe sevrés...), alors aucune fonction naturelle ne s’applique à eux.
Notre tendance va ainsi vers une interprétation pathologique des exorphines, selon laquelle les substances trouvées dans les céréales et le lait sont vues comme des anomalies diététiques modernes qui peuvent engendrer la schizophrénie, la maladie cœliaque ou autre. Mais ce sont des maladies graves trouvées dans peu de cas. Les exorphines peuvent-elles avoir un effet sur l’espèce humaine en général ?
Autre preuve des effets semblables-aux-drogues de ces alimentsLa recherche des allergies à la nourriture a montré que des quantités normales de ces aliments peuvent avoir des effets pharmacologiques, et même sur le comportement. De nombreuses personnes développent des intolérances à des aliments particuliers. Divers aliments sont impliqués, et une variété de symptômes en découle. (le terme ''intolérance'', plutôt qu'allergie est souvent utilisé, car dans de nombreux cas le système immunitaire peut ne pas être impliqué). Des symptômes d'intolérance, comme de l'anxiété, la dépression, l'épilepsie, l'hyperactivité et des épisodes schizophréniques mettent en jeu des fonctions cérébrales. 
Liste d'aliments en cause par ordre de fréquence décroissant, sur un essai de 50 personnes : le blé (plus de 70% des sujets y ont réagi d'une manière ou d'une autre), le lait (60%), les oeufs (35%), le maïs, le fromage, les pommes de terre, le riz, les levures, le chocolat, le thé, le citron, l'avoine, le porc, le carrelet, la canne à sucre et le boeuf (10%). C'est pratiquement une liste d'aliments devenus courants par ordre de fréquence dans le régime qui a suivi l'adoption de l'agriculture. Les symptômes les plus couramment soulagés par un traitement ont été le changement d'humeur (>50%)suivi du mal de tête, des problèmes musculo-squelettiques et les affections respiratoires.
L'un des phénomènes les plus frappants de ces études est que les patients font souvent preuve d'une forte envie, d'une addiction et de symptômes de manque par rapport à ces aliments. On a estimé que 50% des patients intolérants ont un besoin irrésistible des aliments qui causent leurs problèmes, et vivent des symptômes de manque quand on exclut ces aliments de leur régime. Les symptômes de manque sont semblables aux addictions par les drogues. La possibilité que les exorphines soient impliquées a déjà été noté et la conclusion est :
Citation:

''...les résultats jusqu'ici suggèrent qu'ils pourraient influencer notre humeur. Il n'est pas question qu'on dise de quelqu'un qu'il grandit avec un verre de lait ou une tranche de pain – les quantités impliquées sont trop faibles pour cela – mais que ces aliments pourraient induire un sentiment de confort et de bien-être, comme le disent souvent les patients intolérant à certains aliments. Il existe aussi d'autres peptides semblables à des hormones dans la synthèse partielle des aliments, qui pourraient avoir d'autres effets sur le corps.''
Il n'existe aucune possibilité que l'envie compulsive de ces aliments ait quelque chose à voir avec la notion populaire du corps disant au cerveau ce dont il a besoin en termes nutritionnels. Ces nourritures n'avaient pas de signification dans le régime alimentaire pré-agricole, et ces dernières en grande quantité ne peuvent être indispensables à la nutrition. En fait, le moyen normal de traitement à l'intolérance alimentaire est de supprimer les produits responsables du régime des malades. 
Lien vers l'article

par Hélios 4 commentaires
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MessagePosté le: Lun 28 Nov - 18:33 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Elalaïm


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MessagePosté le: Lun 28 Nov - 19:23 (2011)    Sujet du message: Les exorphines : liens civilisation alimentation Répondre en citant

c'est très concret, ça va beaucoup plus loin que ce que je pensais, même le riz dit donc,
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noname


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MessagePosté le: Mar 29 Nov - 02:43 (2011)    Sujet du message: Les exorphines : liens civilisation alimentation Répondre en citant

Et oui... heureusement il y a le quinoa!...

Mais perso, de toute façon, pour le petit nombre de repas qu'il me reste à consommer encore... malgré toutes ces infos, je n'ai plus aucune envie de m'appliquer pour enlever toutes les toxines possibles et imaginable de mon assiette. Il se peut que quand j'aurai ENFIN réussi à fabriquer un bon gâteau sans gluten, sans lait et sans sucre, il soit déjà trop tard pour le déguster! (Je vois déjà la tête du végalien: "Non! Tu ne peux pas emmener du gâteau à bord! ")
_________________
Le cœur est encore primitif.

Et il est bon que les universités n´aient pas encore trouvé le moyen d´enseigner le cœur et de le rendre civilisé. C'est la seule chance pour l'humanité de survivre.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:04 (2016)    Sujet du message: Les exorphines : liens civilisation alimentation

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